Histoire et impact de la formation de Fr Daryl Glenn sur son ministère actuel

Fr Daryl Glenn Bersabal TATOY


Localité d'origine: Ampayon, Butuan City (PHILIPPINES)


Naissance : 1990

Diocèse: Butuan (Philipines)

Etudes à la PUSC (faculté):

- bachelier en théologie (2012-13 - 2014-15)

- licence en droit canon (2015-16 - 2017-18)

Résidence (PUSC): Sedes Sapientiae

Langues : cebuano, philippin, anglais, italien

Hobby: musique (orgue)

Ordination diaconale et sacerdotale: 2020

Fonctions (sept. 2021): porte-parole diocésain, vicaire paroissial, vicaire judiciaire, conférencier au séminaire épiscopal et membre du conseil presbytéral

Je demande des prières afin de persévérer en faisant de mon mieux dans l'accomplissement de mes devoirs ministériels;  que je puisse toujours être guidé et éclairé par Dieu dans l'accomplissement de mon travail. Je demande aussi des prières pour notre évêque et mes confrères prêtres afin de pouvoir grandir dans la sainteté et la fidélité à notre vocation.

Naissance de ma vocation

Dès mon plus jeune âge, je manifestais déjà mon désir de devenir prêtre.


Je me souviens quand j'étais enfant, j'avais l'habitude de "jouer à la messe". À l'âge de six ans, j'ai commencé à servir à l'autel. Dès lors, mon désir de devenir prêtre s'est peu à peu nourri. Quand j'ai atteint la sixième année, j'ai arrêté d'être servant d'autel et j'ai commencé à servir comme organiste d'église. Mes parents étaient des membres actifs de notre paroisse.


C'est d'eux que j'ai appris l'importance et la valeur d'aller à la messe et de participer activement aux activités de notre paroisse. Quand j'étais organiste, je devais aller à la messe tous les jours pour jouer. Ma fréquentation de la messe a grandement contribué à la croissance de mon désir d'entrer dans la prêtrise. Après le lycée, j'ai décidé sans hésiter d'entrer au séminaire.


Mon évêque m'a chargé de poursuivre ma formation au séminaire à Rome et d'étudier la théologie à l'Université ponstificale de la Sainte-Croix, PUSC.

Mon arrivée à l'Université pontificale de la Sainte-Croix, PUSC

C'était en janvier 2012 lorsque le secrétaire de notre évêque m'a appelé et m'a informé que je devais postuler pour des études à Rome.


J'ai été surpris parce qu'il ne m'est jamais venu à l'esprit que j'irais en Italie pour étudier. Quelques jours plus tard, j'ai appelé mes parents. Je me souviens que lorsque j'en ai parlé à ma mère, je pouvais sentir dans sa voix la tristesse du fait que je serais loin d'eux, et en même temps le bonheur à cause de la précieuse opportunité d'étudier à Rome.

L'un des plus grands défis auxquels j'ai dû faire face dans mes études à PUSC est la langue. J'ai dû apprendre l'italien en peu de temps. Nous n'avons eu que deux mois de cours d'italien intensif avant le début des cours à l'université. Je me souviens de la première fois que j'ai lu le manuel de théologie fondamentale. À la lecture du premier mot, j'ai déjà dû consulter le dictionnaire. Heureusement, au fil des mois, j'ai progressivement acquis une meilleure connaissance de la langue italienne, et le besoin d'étudier en italien ne m'a jamais empêché de vivre une expérience heureuse et merveilleuse à la PUSC.

Ce que j'apprécie le plus dans la formation académique à l'Université pontificale Sainte-Croix, c'est que les professeurs sont vraiment compétents dans leurs domaines et que l'enseignement à la PUSC est fidèle au Magistère de l'Église.

A LA RESIDENCE D'ETUDIANTS

du Collège Ecclésiastique International Sedes Sapientiae

Pendant mes études à l'Université pontificale de la Sainte-Croix, j'avais ma résidence au Collegio Ecclesiastico Internazionale Sedes Sapientiae.


Ce que j'ai le plus aimé durant mon séjour à Sedes Sapientiae, c'est la fraternité et l'amitié que j'éprouve avec des séminaristes de différentes parties du monde.


J'ai aussi appris à aimer et à valoriser davantage l'Eucharistie et le sacrement de la confession. Aujourd'hui encore, je reste en relations avec quelques anciens séminaires de Sedes Sapientiae.


Je me souviens du jour où je suis arrivé à Sedes Sapientiae. L'après-midi, je suis allé dans le jardin et je me suis assis sur un banc. 

Un avion est passé et j'ai réalisé que j'étais vraiment loin de chez moi et j'ai dû attendre trois ans pour pouvoir rentrer dans mon pays. J'ai ressenti un mélange d'émotions à ce moment-là. Mais les années passent vite que je n'ai presque pas remarqué que ces trois années étaient déjà passées.


Mon séjour à Rome m'a fait voir l'universalité de l'Église catholique et il a élargi ma perspective.

MON MINISTERE ACTUEL


Depuis mon retour au pays en 2018, je réalise 5 missions à la résidence de l'évêque de Butuan, où je travaille comme:

 

  1. Vicaire paroissial
  2. Conférencier au séminaire
  3. Vicaire judiciaire
  4. Membre du conseil presbytéral
  5. Porte-parole diocésain

En tant que vicaire paroissial, j'assiste le curé dans la prise en charge de la paroisse. Le curé avec qui je travaille dans la paroisse était l'un de mes formateurs au séminaire. On s'entend bien. Même s'il est beaucoup plus avancé que moi en termes d'années dans le ministère, il me demande toujours mon avis sur certaines décisions de la paroisse.

 

Comme conférencier, je suis heureux d'enseigner au séminaire. Quand j'étudiais encore la philosophie, j'avais de merveilleux souvenirs et j'ai toujours apprécié ma formation académique. En tant qu'enseignant au séminaire, je m'efforce toujours de donner le bon exemple aux séminaristes. 

    Ma formation m'a aidé à comprendre que le sacerdoce est un don et qu'il s'agit avant tout de servir Dieu et son peuple. C'est quelque chose que je garde toujours à l'esprit, surtout dans la façon dont je traite les fidèles. C'est pourquoi je fais toujours de mon mieux pour faciliter aux fidèles l'approche des sacrements et la jouissance de la pastorale de l'Église.

      Mon travail de vicaire judiciaire est la tâche la plus difficile et la plus exigeante que j'aie actuellement.


      Je travaille en étroite collaboration avec l'évêque afin de l'aider à traiter principalement les cas impliquant des prêtres du diocèse. Je viens de terminer mes études de licence de droit canon et je commence tout juste à acquérir de l'expérience.


      Étant le seul canoniste du diocèse pour le moment, la tâche n'est pas facile étant donné qu'il y a beaucoup de cas qui doivent être traités.

      La partie difficile de mon ministère est de traiter les cas de prêtres impliqués dans divers types d'inconduite. Il est très triste de voir qu'un certain nombre de prêtres ne sont pas fidèles à leur vocation, et il est souvent nécessaire de prendre des décisions qui ne plaisent pas toujpurs au clerc ou aux autres.

        C'est un grand honneur pour moi de faire partie du conseil presbytéral du diocèse malgré le fait que je sois un jeune prêtre. Cependant, je fais partie du conseil en tant que vicaire judiciaire. Ce n'est pas facile car au début de mon ministère sacerdotal, je suis déjà impliqué dans des décisions importantes dans le diocèse. Je fais simplement confiance aux conseils et à la grâce du Seigneur qui m'a appelé à ce service.


        Mon travail en tant que porte-parole du diocèse est une tâche délicate car je dois être la voix du diocèse à diverses occasions concernant certaines questions dont certaines sont délicates et sérieuses. Bien que ce soit une tâche difficile, j'y trouve aussi de la joie, surtout d'avoir toujours mes frères prêtres avec qui je peux consulter et travailler.

        Ma plus grande joie dans mon ministère est le don de pouvoir célébrer les sacrements en particulier l'Eucharistie et la confession. Je me considère toujours comme indigne de célébrer ces sacrements mais je comprends aussi que cela ne dépend pas de ma dignité car c'est avant tout Dieu qui m'a appelé malgré mon indignité.