Mon fils est séminariste!

Interview d'une maman (déc. 2012)

Paul-Marie entouré de sa famille (4ème à partir de droite).

QUELLE EDUCATION AVEZ-VOUS DONNEE A VOS ENFANTS SUR LA FOI?


Nous avons essayé de leur trans- mettre la foi par l’amour que nous leur avons manifesté, l’affection, l’écoute, le dialogue constant ; par l’exemple de notre prière et de notre amour de Dieu et de la Sainte Vierge ; par une formation spirituelle relayée par différents groupes comme les servants d’autel ; par un respect total de leur liberté et de leurs choix. Et aussi en développant leur esprit de service.


Une autre donnée fondamentale 
est la confiance : une confiance totale en Dieu qui nous a confié nos enfants, quels que soient leurs choix ou leurs écarts du chemin.


Cet amour et cette confiance inconditionnels, les ont - nous ont-ils dit - beaucoup aidés à revenir dans le droit chemin lors de leurs crises passagères plus ou moins prolongées ...

SELON VOUS, CETTE EDUCATION A-T-ELLE EU UN IMPACT SUR LA VOCATION DE PAUL-MARIE?


Toute notre éducation a toujours eu pour but d’apprendre à nos enfants à aimer Dieu et à se mettre à sa disposition pour pouvoir répondre à son appel.


Dieu donne la vocation et c’est à nous, les pères et mères de famille, les formateurs, les prêtres, de former les enfants, de les accompagner pour qu’ils puissent discerner, entendre et répondre à l’appel de Dieu.


COMMENT VIVEZ-VOUS LE DECISION DE VOTRE FILS DE CHEMINER VERS LE SACERDOCE?


Dieu nous a juste confié nos enfants. Avoir un enfant qui reçoit la vocation sacerdotale semble comme l’aboutissement de la mission confiée. Paul-Marie parlait de son engagement éventuel depuis l’âge de dix ans environ et nous avons vu l'aboutissement

de tant d’années de prières, d’accompagnement, d’abandon...


Cet appel à la vocation sacerdotale nous a d’abord comblés de bonheur. C’est une grâce immense qui transforme toute la vie. Mais c’est aussi une charge. Quand Dieu aime Il donne aussi un peu de sa Croix. La vocation sacerdotale d’un enfant est souvent accompagnée de difficultés personnelles ou familiales qui font partie de la maternité spirituelle de la mère. 


Accepter ces contrariétés et les offrir pour la fidélité à la vocation de son fils est un nouveau chemin de sanctification qui peut être plus ou moins difficile à parcourir. Nous continuons donc à faire confiance à Dieu, à nous abandonner.


AUJOURD'HUI, QUEL EST VOTRE RÔLE AUPRES DE LUI?


Mon rôle est avant tout de prier pour Paul-Marie, de l’accompagner de mon affection maternelle toutes les fois où Paul-Marie assistant l'évêque de son diocèse,Mgr Marc Aillet, lors 

de sa visite au séminaire à Rome. Il en ressent le besoin...


Et surtout de laisser Paul-Marie s’attacher au Christ et en ne m’immisçant pas dans sa vie. C’est donc davantage un accompa- gnement dans la prière et le silence et l’abandon entre les mains de Dieu et de la Sainte Vierge.


QU'AIMERIEZ-VOUS DIRE AUX DONATEURS  QUI, AVEC DPTN, SOUTIENNENT LA FORMATION DES PRÊTRES ET SEMINARISTES?


Je voudrais remercier toutes les personnes qui prient pour les sémina- ristes et sans lesquelles les jeunes n’arriveraient pas à être fidèles. Beaucoup de personnes se sont mises à prier intensément pour Paul-Marie lorsqu’il est rentré au séminaire, et il a souvent ressenti spirituellement la force de la prière de toutes ces mamans « spirituelles » qui l’accompagnaient et le soutenaient. (...)

Paul-Marie assistant l'évêque de son diocèse, Mgr Marc Aillet, lors de sa visite au séminaire à Rome.

Merci aux équipes de Fordef-DPTN (France) qui ont réalisé cet entretien

et en ont autorisé la reproduction